SHOES MY LOVE-MANUEL OBADIA-WILLS

Fétichiste du Stiletto, Manuel voue un culte au vertige d’une jambe posée sur des talons... hauts. Au point d’en faire sa première expo photo.  Mais pas que...

Happé par les rues de Paris dès son plus jeune âge, le Street Art  devient son moyen d’expression et c’est au travers du Graffiti que Manuel va pendant dix ans exprimer son talent. Avec comme terrain de prédilection le Nord de Paris et le Père Lachaise, avec comme toile de fond les camions des primeurs à Belleville et Stalingrad.
Puis, graphiste de formation, c’est en autodidacte qu’il s’est mis à filmer et qu’il a opéré une transition de la peinture à la lumière en filmant son quotidien, toujours dans l’urbain parisien, afin de saisir cette ambiance si particulière que dégage la ville-lumière.

Le déclic pour la photo a eu lieu sur un projet vidéo et par le biais d’une rencontre, avec le  3e assistant de J-P Goude. Ce dernier shootait  au Hasselbald et Manuel qui n’avait à priori pas d’attrait pour la photo eut un véritable coup de foudre lorsqu’il compris qu’à travers elle il pouvait s’approprier la lumière.
D’assistant studio, il débute dans la photographie professionnelle comme assistant photographe, notamment auprès de Viviane Sassen, tout en se focalisant sur son travail afin de trouver sa propre écriture, son regard sur la photo.

L’exposition «Shoes my love» est née de sa relation fusionelle avec Cécile qui lui a transmis son amour inconditionnel pour les chaussures. Et c’est dans un appartement graphé du 8e à Paris que Manuel a pour la première fois communiqué sur son travail, en l'occurrence sur le rapport entre la femme et les talons hauts.
Toujours attiré par l’arôme du sirop de la rue, c’est en sillonnant la Fashion Week avec son Rolleyflex, entre Saint Honoré et Saint Germain en passant par les Tuileries, qu’il s’est mis à  shooter...les pieds.

Aujourd’hui, son actu c’est surtout son DIARY, sorte de scrapbook où il se livre et livre son espace personnel dédié à Paris, qu’il shoote au quotidien afin d’ y capturer la mélancolie urbaine notamment dans le métro. manuelobadiawills.com.
Véritable photo reportage sur fond de lumière en noir et blanc représentant à travers ces snapshots un patchwork d’émotions et de sensations où l’on ressent l’influence de son mentor dans ce domaine: le très célèbre Daido Moriyama et son «Journey for something».

En parallèle, sa passion pour la chaussure à talon l’a mené doucement mais surement vers la mode où Manuel commence à faire ses premières séries pour des magazines tout en s’appropriant l’univers urbain afin d’y restituer la silhouette féminine....

Pour finir, il convient d'ajouter que Manuel s'occupe aussi de l'image de "Coïncidence", un Pop Up Shop qui ouvrira très prochainement dans le Marais, rue Chapon... Nous suivrons donc l'actualité de ce jeune talent avec intérêt et pour le contacter, il suffit de cliquer ICI.

Photo issue de la série 'Addiction', prise pendant la fashion-week Paris 2011, tirée et signée en dix exemplaires. Prix: 1500 Euros.

Format: 60*90cm (sans cadre et passe partout).

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