ECOTRAIL DE PARIS 80KM / MA COURSE "HORS NORMES"

8 jours pile poil après avoir franchi la ligne d’arrivée des 80Km de l’EcoTrail de Paris, je commence tout juste à rédiger mon CR. 8 jours, c’est long et court à la fois pour digérer toutes les énormes émotions engendrées par cette course. Une course « hors normes » pour moi. Car c’est la distance la plus grande jamais courue à mon petit niveau. Car c’est le 1er grand défi que je relève « seule », sans ma fidèle partner in crime Alicia, retenue en Floride. Mais paradoxalement et aussi fou que cela puisse paraître, c’est la 1ère course que j’ai eu l’impression de courir et de vivre à plusieurs tellement les soutiens ont été nombreux et incroyables avant / pendant / après. Tout au long des 80Km, j’ai senti des dizaines de jambes donner de l’élan aux miennes, j’ai senti des dizaines de mains me pousser dans les pénibles montées et j’ai senti des dizaines et des dizaines de bonnes vibes me consoler quand je n’en pouvais plus. Merci du fond du cœur. Cette course restera unique grâce à vous. Je vous raconte tout !

 

AVANT

J'ai pris la décision de courir les 80Km de l'EcoTrail de Paris peu de temps après avoir franchi la ligne d'arrivée de la Saintélyon en décembre dernier. Parce que, malgré les grandes difficultés et les petites souffrances de ce 1er long trail de 72Km, je l'avais plutôt bien vécu. Du coup, je me disais que je n'étais plus à 8 Km près ! Surtout, je me sentais prête dans les jambes et dans ma tête. Ce point est important. Je suis tête brûlée mais pas suicidaire ! On peut –et on doit !- se lancer de grands défis ! Mais il faut y aller par étapes. Ne jamais passer d’un 10Km sur route aux 80Km de l’EcoTrail par ex ! ;)

Pour me préparer à ce nouveau gros challenge, j’ai fait appel à mes coaches préférés, Carmen (running) et Ivaïlo (PPG – préparation physique générale), et j’ai appliqué quasi le même training déjà éprouvé sur la Saintélyon : des sorties longues, des côtes et du renforcement musculaire. J’ai commencé sérieusement les séances début janvier, au rythme de 3 à 4 sorties running / semaine et 2 à 3 séances de salle pour gainer et muscler mon petit corps qui, je le savais, allait être soumis à rude épreuve. Je n’ai pas toujours réussi à respecter à la lettre les plans concotés avec patience et bienveillance par Carmen et Ivaïlo. Mais je n’ai jamais raté une seule séance de fractionné (long, très long parfois !) et mes sorties longues du WE pour engranger des Km et des Km. Avec le recul, j’aurais peut-être dû être plus assidue à la salle et ne pas faire l’impasse sur de bonnes séances d’étirements. C’est dur de tout concilier et de trouver le bon équilibre entre vie pro / perso / sociale / sportive. Mais dans l’ensemble, je suis très contente de ma prépa. Et je ne regrette pas la séance manquée par là, le verre de vin bue par ici, la soiréee qui n’en finit pas ailleurs… Je me suis écoutée et je me suis fait confiance. Et je suis arrivée –presque- détendue sur la ligne de départ.

PENDANT

18/03/2017. 8h30. J’émerge en douceur - le départ a lieu à 12h15. La dormeuse que je suis apprécie grandement ! Mes affaires ont été soigneusement préparées la veille. Je prends donc le temps de petit déjeuner copieusement : œufs, jambon blanc, pain aux céréales, fromage blanc granola, thé vert et un dernier milkshake de malto ! Je sais que je n’aurais pas d’autre « vrai » repas avant l’arrivée ce soir que j’estime aux alentours de 22h. Comme avant toute course, un mélange d’appréhension et d’excitation m’envahit. Un peu plus qu’à l’accoutummée cette fois. 80Km quand même – et 1500m D+… Le parcours sera un peu plus roulant que sur la Saintélyon. Mes jambes vont-elles tenir ? Si je défaille, à qui, à quoi vais-je me raccrocher ? Et si je me perds ? C’est mon plus grand stress : me perdre au milieu de la forêt ! Mais c’est aussi lié à un traumatisme d’enfance. Je me suis vraiment perdue en forêt lors d’une sortie scolaire quand j’avais 5 ans. Je prends des grandes respirations et je me raisonne - on sera quand même plus de 2000 trailers à prendre le départ, si je me perds je l’aurais un peu cherché ! Par ailleurs, les messages de soutien des amis et des RunChic qui commencent à affluer me donnent le big smile et la pêche !

9h45. Direction le RER C pour rallier le départ à St Quentin en Yvelines. Quel bonheur un ultra trail à domicile quand même ! Un pari fou des organisateurs de montrer et prouver qu’en Ile de France, un trail, éco-responsable de surcroît, c’est possible. En cette 10ème édition, on peut affirmer que le pari est gagné haut la main ! Arrivée à St Michel, on nous annonce que le RER C ne fera pas de stop dans cette station. Sh*t !!! Heureusement que j’ai un peu de marge. Sur le quai, je rencontre 2 autres trailers, Frédéric et Kevin qui cherchent comme moi le meilleur chemin pour attraper ce RER. On fait donc un bout de route ensemble. La conversation s’engage tout de suite de manière très amicale, avec des petits conseils par ci par là. Frédéric a déjà couru les 80Km et il espère faire 7h cette année. Euuuuuh… La machine quoi ! Kevin et moi ouvrons de gros yeux impressionnés. De notre côté, on lui balbutie qu’on espère faire modestement 10h environ. On réussit enfin à prendre le RER. Et pour optimiser le trajet, tout le monde se change dans le train. On se retrouve tous en culotte / caleçon. Aucune pudeur mais beaucoup d’entraide : je me dis que c’est ça l’esprit trail !!!

11h15. Les navettes de l’EcoTrail nous prennent en charge à la gare et nous déposent sur la base de loisirs de St Quentin en Yvelines. Le temps est gris mais il ne fait pas trop froid. Je suis contente d’avoir opté pour le short et mon tank RunChic porte-bonheur sous mon coupe-vent. L’organisation est nickel et l’ambiance très décontractée. Certains mangent une dernière plâtrée de pâtes ou de riz. J’avale rapidement mon gatosport Overstims au chocolat. Et je retrouve Jérôme, un ami de Cécile Bertin, qui m’avait demandé de lui retirer son dossard. Jérôme débarque tout juste de Vienne où il habite. On fait connaissance en 2 min et on décide de prendre le départ ensemble en essayant de faire un bout de course le plus longtemps possible à 2, sans s’infliger aucune contrainte. Cool, j’ai trouvé un compagnon de route last minute ! On prend un dernier café, je checke mon camel et mon matos (ça pèse un peu sur le dos) et direction le sas de départ. On y croise rapidement Greg, le co-fondateur de Instarun France. On se suit depuis un bout de temps via les réseaux sociaux et je suis ravie de pouvoir le rencontrer IRL ! On s’encourage mutuellement. Force et honneur !

12h15. Le départ est donné. Il n’y a pas de sas. Tout le monde part en même temps. J’essaie tout de suite de lutter contre ma fâcheuse habitude de partir trop vite. Tout en évitant les gros trous piégeux des premiers 500m, je scrute ma montre pour trouver la bonne allure. J’arrive à me caler sur un peu plus de 10Km/h. Et on engage très vite la conversation avec Jérôme. Ça tombe bien. Je me dis que tant que j’arrive à parler c’est que je ne vais pas –trop- vite. En même temps, je me dis qu’il faut que j’économise mon souffle. Mais Jérôme est très bavard ! Professeur d’Histoire à la Sorbonne, journaliste pour le Monde Diplomatique, il a un joli palmarès de course avec un chrono de 2h49 sur marathon. Son profil détonne et m’étonne. J’écoute avec amusement ses histoires de Père Castor et son orientation vers un mode de vie vegan. Gros débat entre nous sur ce sujet ! On parle aussi des femmes, de leur place dans le sport, et de l’importance pour RunChic d’aider chaque femme à s’épanouir à travers la course à pied. Je lui fais ainsi remarquer que les femmes sont peu nombreuses sur le 80Km. On compte une femme sur 12 trailers – l’organisation me confirmera moins de 10% de femmes sur l’édition 2017.

Du coup, les 20 premiers Km, entre lac et sentiers sans vraiment de grosse difficulté, défilent très –trop ?- vite ! Nous arrivons frais au 1er poste de ravitaillement, situé au Km 22. Nous sommes sur une moyenne de 10Km/h. Nous sommes plutôt contents. Je me paie même le luxe de faire une petite vidéo live pour remercier tous les soutiens. Le stop est rapide et je ne mange quasiment rien. Grosse erreur que je paierai quelques Km plus loin…

14h30. Jérôme et moi repartons d’une foulée légère. Et les 1ère difficultés montrent le bout de leur nez. On rentre dans la forêt de Versailles et les montées deviennent plus fréquentes. Dès que ça grimpe, je marche selon les consignes de coach Carmen « Inutile de s’épuiser ! ». Étonnamment, mon souffle devient vite plus court dans ces fichues montées. J’ai besoin d’un temps de récupération ensuite pour pouvoir relancer. Je ne comprends pas trop. Je grimpe plutôt bien habituellement. Par contre, dès que ça descend, je me fais plaisir ! Je dévale à fond les ballons. Tout le contraire de la Saintélyon. Jérôme et moi sommes toujours ensemble mais plus concentrés. La conversation et les débats sont moins denses. Je commence à avoir un creux. Mon ventre fait des gargouillis. J’avale rapidement un bout de gruyère et une barre d’amande entre 2 bosses. Je m’aperçois alors que mon Camel est quasi vide. 40Km et j’ai bu plus de 2 litres. J’ai hâte de voir le ravito du Km44 ! Enfin, nous y arrivons après avoir gravi des marches qui me semblaient interminables. J’aperçois rapidement Isabel, une RunChic qui attend son mari, coureur sur le 80Km également. Son enthousiasme et son grand sourire me font un bien fou. Parce que 2 min après je déchante ! Je pensais pouvoir me poser et manger un bout et le ravito est seulement un ravito d’eau. Tant pis pour moi ! Je n’avais qu’à mieux lire ma fiche. Je remplis à bloc mon Camel et je mange mes Tuc et mes graines salées. J’ai tellement faim que je me dis que ce sont les meilleurs Tuc et les meilleures graines du monde !!! Et je me m’octroie une barre d’amande en guise de dessert.

17h30. Après quelques SMS pour rassurer les proches, Jérôme et moi repartons ensemble du ravito. Ça bouchonne un peu à la sortie et certains commencent à marcher plus qu’ils ne courent, même sur le plat. Nous essayons de notre côté de dérouler le plus possible. Petit à petit, je vois Jérôme s’éloigner. Soit il prend de la vitesse, soit c’est moi qui ralentis, me dis-je. Probablement un peu des 2. Bientôt, je perds définitivement mon compagnon de route. J’essaie de faire un brin de causette avec quelques trailers à droite, à gauche. On s’encourage dans les montées. Mais je sens que certains commencent à être dans le dur. Je les laisse donc gérer leur course. Moi-même, je commence à ressentir quelques signes de fatigue. Je regarde ma montre. Presque 50Km parcourus. Je suis dans les sous-bois de Meudon. Pour la 1ère fois, je trouve qu’il fait humide, j’ai des petits frissons. J’ai l’impression d’avoir des picotements dans les cuisses. Ça tire un peu. Mon ventre gargouille. Je vois des coureurs qui s’arrêtent, d’autres qui s’étirent pour faire passer leurs crampes. Je décide alors de faire abstraction. De tout. Des marcheurs, de la douleur, de la faim, de mon envie de pleurer, de m’arrêter aussi et de m’abandonner sur le 1er tronc d’arbre un peu avenant… Du 50ème au 56ème Km, c’est une lutte permanente entre moi et moi. Miraculeusement, j’arrive à dérouler. Qu’est-ce qui me fait tenir ? Mon iPhone coincé à l’avant de mon Camel ! Il émet des petits bips de temps en temps contre ma poitrine. Je sais que ce sont des petits messages d’encouragement. Je pense alors à mes hommes, à ma famille, aux copines, aux RunChic… Je sais, je sens que tout le monde court à mes côtés. Ça me réchauffe énormément le cœur. Une foulée après l’autre. Une foulée après l’autre. Je me parle. « T’es pas là pour enfiler des perles bordel ! » De foulées en foulées, je vois le 56ème Km et son ravito arriver. Et quelques centaines de mètres avant de l’atteindre, j’aperçois Pascal ! Un fervent soutien des RunChic. Il m’avait dit la veille qu’il tenterait de venir courir les 20 derniers Km avec moi. Il est là ! Je suis tellement heureuse de savoir que je ne serai pas seule sur la dernière portion la plus dure.

Pascal est à ce moment-là ma lumière au bout du tunnel ! Nous arrivons ensemble au ravito et je me jette sur la nourriture ! Les bénévoles sont adorables. Ils nous servent et nous reservent. Je prends 2 gros bols de soupe. C’est de la soupe déshydratée mais je me dis que je n’ai jamais bu de soupe aussi délicieuse ! Je m’enfile des rondelles et des rondelles de saucisson. Et je me finis avec du gruyère. Je prends le temps de souffler un peu et de reprendre mes esprits. Je sens que les forces reviennent et le moral avec ! Et je réussis à parler quelques instants avec ma copine Violaine. Entendre sa voix me donne de l’énergie !

19h. La nuit est tombée. Les 24 derniers Km se feront à la frontale. Je repars avec Pascal, regonflée à bloc ! On déroule bien. Je veille toujours à bien marcher dans les montées. Les descentes deviennent plus délicates dans le noir. C’est une nouvelle course qui s’engage avec de nouvelles sensations. Courir la nuit est presque hypnotique pour moi. J’ai l’impression d’être enveloppée dans un cocon. J’aime ça. Je suis bien même si je sens que mon allure a fortement diminué. Pascal est un compagnon idéal, ni trop volubile, ni trop silencieux. Il me raconte ses trails notamment dans les Pyrénées. Des trails de plus de 100Km. Je me dis qu’il est fou ! Mais on est toujours le fou de quelqu’un j’imagine… Nous sommes dans le Parc de St Cloud. Un terrain de jeu que je connais bien pour avoir l’habitude d’y venir faire quelques côtes. Je me sens presque « comme à la maison » et ça me rassure. Très vite - enfin tout est relatif ! – nous atteignons le DERNIER ravito. Ô joie, ô bonheur ! Je sais que quoiqu’il arrive, je serai finisher. Même à cloche-pied, même en rampant, je la franchirai cette ligne d’arrivée. Au loin, j’aperçois la Tour Eiffel illuminée. Géraldine m’appelle et me dit que ça y est, elle se trouve au pied de la Dame de Fer et attend mon mari pour monter au 1er étage. Mes amies Virginie et Isabelle y sont aussi. J’ai hâte d’arriver pour me jeter dans leurs bras. Je suis fatiguée mais très excitée aussi. Allez « plus que » 12Km ! Après une bonne pause, Pascal et moi repartons à petites foulées. A la sortie de St Cloud, je croise à nouveau Isabel, qui attend son mari pour finir les derniers Km avec lui. Quel rayon de soleil Isabel !

Nous arrivons ensuite sur les quais. La portion la moins agréable du parcours – qui à 90% s’est effectué dans les sous-bois. Mais je suis contente d’être là. La fin est toute proche. Mes jambes sont très lourdes mais je m’accroche. Je ne lâche pas des yeux la Tour Eiffel au loin. Mon iPhone continue de biper et ça me (trans)porte. Juste avant d’arriver à Issy-Les-Moulineux, nous rencontrons une dernière difficulté à surmonter : la côte des gardes à grimper ! Je grogne et je serre les dents. « Allez, c’est la der des der !!! » Une belle descente ensuite du plat en continu jusqu’à l’arrivée. La Tour Eiffel grossit de plus en plus. J’y suis presque. Je pense à tout le chemin parcouru. Les larmes me montent aux yeux. J’essaie de ne pas craquer. Pas tout de suite. 5Km avant l’arrivée, Géraldine me rappelle pour savoir si tout se passe bien. « J’arrive, j’arrive ! Je promets de ne pas m’arrêter dans un Mac Do même si j’ai très faim ! »

Port de Javel, Ile aux cygnes, Bir-Hakeim… Ça y est ! Je suis au pied de la Tour Eiffel !!! Je l’ai fait. Je suis tellement heureuse ! J’ai envie de crier et d’embrasser tout le monde ! Je fais une pause avant de monter les marches. J’ai envie de savourer le moment. Je décide alors de faire une petite vidéo live pour dire que je vais bien, dire mon bonheur et dire MERCI à tous ceux qui m’ont suivi depuis le départ.

Je suis terriblement émue et j’ai la gorge nouée lorsque je gravis les quelques 347 marches (!) qui me séparent du 1er étage. Il faut dire que la Dame de fer fascinait tout autant qu’elle intimidait la petite étudiante que j’étais, fraîchement débarquée « à la capitale » à l’âge de 18 ans. J’habitais le 15ème arrondissement à l’époque et il m’arrivait de faire un grand détour lors de mes sorties la nuit / le jour juste pour me tordre le cou et l’admirer. Vous imaginez donc mon état, après plus de 10h de course, fatiguée et euphorique à la fois... Je prends mon temps, je caresse sa carcasse… Je souris béatement à Pascal qui essaie d’immortaliser l’instant. ENFIN j’arrive au 1er étage et je franchis la ligne d’arrivée ! C’est une tempête d’émotions qui déferle dans ma tête et dans mon corps. Je me jette tour à tour dans les bras de Sébastien, mon homme, de Géraldine, de Virginie. Je bois avec ravissement une gorgée de la coupe de Champagne qu’on me tend. J’exulte ! Je pleure ! Je ris ! Je ne sais plus très bien où j’en suis. Mais je sais une chose : je l’ai fait bordel ! Il est 22h38. Et j’ai couru 80Km, 1500m D+, en 10h24min et 17 secondes.

APRÈS

La nuit de samedi à dimanche a été compliquée. J’ai été réveillée par de terribles courbatures. Je me suis levée à 4h du matin pour me masser à l’huile d’arnica et soulager un peu les jambes. J’ai marché difficilement le dimanche mais dès le lundi, la mobilité est redevenue quasi normale. Merci l’électrostimulation, la cryothérapie… et la prépa !

8 jours après, je suis toujours sur mon nuage… Terriblement heureuse et fière. Terriblement reconnaissante aussi envers tous ceux qui m’ont encouragé et soutenu. Chacun des messages m’a touché. Chacun des messages m’a porté. Et chacun des messages m’a fait entrevoir le meilleur de moi-même et du monde… Nelson Mandela disait : « Le sport a le pouvoir de changer le monde. Il a le pouvoir d’unir les gens d’une manière quasi-unique. Le sport peut créer de l’espoir là où il n’y avait que du désespoir. » J’y crois plus que jamais.

Et maintenant ? Maintenant, je me repose un peu. Je ne sais pas quel sera mon prochain défi. Géraldine me voit faire l’UTMB un jour. Pourquoi pas… Je me laisse le temps d’y réfléchir. Je me laisse le temps de digérer complètement cette belle course. Je me laisse le temps de jouir de tous ses effets bénéfiques. Et j’ai aussi envie de prendre le temps de partager, raconter le plus possible mon expérience. J’ai envie de dire aux femmes « C’est possible ! Osez, lancez-vous, n’ayez pas peur ! » J’ai terriblement envie que le pourcentage de femmes soit bien supérieure à 10% l’année prochaine sur cette course !

Ly