LA SAHARIENNE / 72 étoiles et quelques dans le désert... Un récit de Ly et Alicia

C'est l'histoire d'un raid sportif en plein désert. C'est l'histoire d'un sable et de son vent qui façonne sans relâche les dunes et ses hommes depuis le début du monde. C'est l'histoire de 72 femmes libres, solidaires et conquérantes. C'est le raid La Saharienne. Laissez notre team RunChic vous conter quelques bribes très personnelles de cette fabuleuse épopée qui s'est déroulée fin février, dans le Sahara marocain.

Il était une fois...

Alicia : Au départ > un changement de programme de dernière minute couplé à une envie impérieuse de changer d’air et de me ressourcer… Quoi de mieux qu’un défi sportif, et de surcroît dans le désert pour pimenter le tout ? Oups, plus que 2 semaines avant le décollage ! Vite un message à Marine, la femme de Pierre, co organisateur du raid (NDLR : il était 23h en Floride et 5h à Paris. Marine se levait pour aller rejoindre les plateaux d’Equidia). Un coup de stress et 2 coups de fil plus tard, Caroline, la super-woman-de-l’organisation, me confirmait que je pouvais toujours rejoindre l’aventure. Il ne restait plus qu’à constituer mon équipe ! Impossible pour ma coéquipière fétiche de raid, Olivia, de me rejoindre pour cause de contraintes professionnelles. Christelle, team GK Dunes, a eu alors l’idée de génie d’appeler Ly. Et la team RunChic (après avoir hésité sur des noms d’équipe comme « Les inconscientes » ou les « Gangsta Powa » !) naquit ainsi…

 Ly : Tout a commencé par un SMS envoyé par mon amie Christelle : "Ça te dit de participer à La saharienne avec Alicia ?" Le mois de février venait de débuter, j'étais en réunion avec mon équipe et une charge de travail digne des 12 travaux d'Hercule, aucune perspective de pause à court / moyen terme, et côté sportif, en pleine préparation du Marathon de Paris... Alicia, je l'avais rencontré pour la 1ère fois sur le Raid Amazones au Cambodge en novembre 2014. J'avais eu un vrai coup de cœur amical pour elle. Il émane d’elle une telle énergie ! Il m'a fallu 2 secondes et demi, peut-être 3, pour accepter cette proposition "indécente" et embarquer dans l'aventure ! Et quelle aventure ! Drôle et cocasse parfois, incroyable et bouleversante souvent. Magique toujours...

 > Dakhla, here we go !

À 15 jours du départ, il a fallu faire quelques acrobaties avec notre organisation professionnelle et familiale, et choisir une association caritative pour notre équipe. Parce que La saharienne c’est un raid féminin ET solidaire. Pour la 1ère édition, La Saharienne a ainsi reversé ses bénéfices à la fondation K d’urgences dédiée aux familles monoparentales. Et chaque équipe engagée soutenait l’association de son choix. A l’issue du raid, un tirage au sort a été effectué et 3 associations ont bénéficié d’une belle dotation financière offerte par l’organisation. Notre team a choisi de soutenir l’ONG « Plan International » qui œuvre pour l’éducation des filles dans le monde. Une cause importante pour les féministes que nous sommes - une fille sur 5 ne va pas à l’école juste parce qu’elle est née fille…

 Ly : Ce qui m’a posé le plus de doutes et de questionnements existentiels pendant ces 15 jours fut l'entraînement... « Euuuuuh... Comment fait-on quand on a "QUE" 2 semaines pour se préparer à courir et pédaler dans le sable ? » Tous les participants au Marathon des Sables affirment qu'il n'y a rien de mieux que les escaliers pour affronter le désert. Ma plus grande décision fut donc de condamner définitivement l’utilisation de l'ascenseur ! Je connais maintenant par cœur chaque rugosité de chacune des marches de tous les étages (8 !) de mon bureau. J’ai aussi redécouvert les joies du vélo en salle. Et notre team a surtout eu la chance d'être accompagnée par des coachs fantastiques : Carmen Oliveras, la top coach de RunChic et championne de Marathon ; et l'inépuisable Olivier, spécialiste de la double pagaie ! Chers coachs, recevez ici notre profonde gratitude. Et chères futures sahariennes, ne prenez en aucun cas exemple sur nous ! On est l’anti-thèse de ce qu’il faut faire ! 

 Alicia : J’avoue, j’ai paniqué aussi. Un raid à Dakhla = sable + sable + sable ! De surcroit, le WE de notre inscription, j’ai reçu un message de Ly : “Coucou, je rentre d’une petite course de 10km. Chrono de 48min.” « Aaaaargh, où sont mes baskets ??? » Bon j’ai respiré un grand coup, et me suis dit que mes jambes sont grandes et que ça le ferait super bien si j’allonge un max… J’ai alors enchaîné footing dans le sable de Wellington (la ville du cheval en Floride), et pratique assidue de la salle de sport de retour à Genève. Training canoë, fractionnés sur tapis et gonflage de cuisses, le tout dans la même soirée, même pas peur ! Arrivée à Paris le WE avant le départ, j’ai découvert la magnifique communauté RunChic, Carmen et son plan d’entraînement en côtes dans le Parc de St Cloud ! Mémorable (surtout sous une pluie non stop). Le lendemain, nous avons enchaîné avec Olivier et son plan surf sur la Seine. Tout aussi mémorable (surtout par moins 10 degrés). Et 2 jours et 1 nuit (presque) blanche plus tard, nous nous envolions vers le Maroc, Dakhla et son fameux désert. Sans aucune attente particulière. Juste l’envie de partager une expérience, que l’on pressentait déjà unique, et de vivre des moments inoubliables.

 Prologue ou la rencontre avec Jackie Chan

Les festivités de La Saharienne - www.lasaharienne.fr - ont démarré par un prologue au cœur de Dakhla. Une course de 6 km, émaillée d'énigmes à résoudre après une visite au musée de la ville, dédié à l'histoire et à l'art du Sahara. 

 Ly : On a fait des anti sèches avec mon iPhone (je crois que le musée entier s'y trouve immortalisé) et on a bachoté à mort avec Alicia. Résultat : team RunChic reçue au bac de La Saharienne avec félicitations du jury (bon ok comme toutes les autres équipes !). On s'est beaucoup amusées à (re)lire les aventures de St Exupéry et sa bande de l'Aéropostale. Parce que Dakhla et son phare (on en reparlera un peu plus tard du phare...) ont servi d'escale à ces aventuriers avec un grand A.

Le plus drôle sur ce prologue reste l'épisode « Jackie Chan »... Lors de notre parcours, Alicia et moi avons croisé tout un groupe d'enfants ravis de voir courir plein de filles en rose dans leur ville. En arrivant à leur hauteur, les enfants ont hurlé "Jackie Chan" en me voyant !!! L'acteur asiatique semble être une sacrée référence culturelle au Maroc puisqu'à plusieurs reprises, tout au long du séjour, j'ai eu le droit d'être rebaptisée ainsi par les cameramen et les journalistes locaux... L’organisation s’y est mise aussi ! Encore aujourd'hui, je ne sais comment interpréter la chose... J'hésite entre barre de rire (jaune ! Ha ha ha !!!) et consternation. (Non mais, je lui ressemble ? Vraiment ???)

 Alicia : Je ne m’étais pas préparée à une épreuve intellectuelle ! Mais la faire en courant, ça oxygène le cerveau ! Ce prologue nous a permis d’effectuer notre 1ère rencontre avec la culture et les équipes locales. 6 équipes marocaines participaient à La saharienne. Cette aventure aura marqué la ville de Dakhla mais aussi le Maroc je pense. Le raid a provoqué un formidable élan féminin que nous avons toutes soutenu avec fierté. 

 J1. Ramez, courez, roulez jeunesse !

Les choses "sérieuses" ont vraiment démarré ce jour là. Un parcours de Run & Bike de 11km suivis de 3km de canoë en mer. 

 Ly : J’ai appréhendé cette 1ère épreuve. Parce que c’était la 1ère justement. Et parce que je me posais mille questions sur la manière de bien gérer le Run & Bike – rapport à notre légère différence de taille entre Alicia et moi. Très légère… 20 cm pour être précise ! Comment régler la selle du seul VTT mis à notre disposition ? A mi-hauteur, moyennement basse, moyennement haute ? Au final, on y est allées un peu au « feeling ». On a réglé nos selles au gré de la course. Pas super optimal. On s’est dit qu’on adopterait une meilleure stratégie pour la 2nde épreuve de run&bike. Notre gestion du canoë par contre fut impeccable !

 Alicia : Il est vrai que les débuts de raid sont toujours un peu tendus… Heureusement, il y avait un super DJ au départ de cette première journée sportive pour détendre les foules ! Les paysages nous ont ensuite permis de continuer à avancer en prenant du plaisir. Qui aurait cru que le désert marocain offrait des vues si variées avec l’océan qui joue à cache-cache avec les dunes. Après nos péripéties de changement de selle et de foulées parfois pénibles dans le sable mou, nous étions vraiment soulagées de grimper dans le canoë. Nous avons réussi à dompter avec bonheur les vagues de Dakhla ! Quelle sensation incroyable d’arriver à surfer avec notre canoë au milieu des kitesurfers ! Et quelle (bonne) surprise au classement de cette étape : notre team est arrivée à la 8ème place.

 J2. Un vent à décorner un mammouth.

A cause d’une marée capricieuse, impossible de prendre le départ de l’épreuve canoë initialement prévue. La direction de course a alors mis en place un trail de 14km avec une arrivée sur le bivouac de La Dune Blanche, notre « bed & breakfast » posé en plein désert pendant 2 jours.

 LyUne course magnifique, où se sont étroitement mêlés plaisir et souffrance… Un plaisir immense à courir entre l’océan et les dunes qui s’étendaient à perte de vue devant nous. Le plaisir aussi de faire un bout de chemin avec certaines équipes. Un spécial « thanks » en passant, à la team des sisters Aubriotes qui m’a tracté sur quelques mètres pour me remonter à la hauteur d’Alicia. Une souffrance terrible parfois lorsqu’il fallait lutter contre un vent de face violent, qui nous obligeait à courir courbées pour nous protéger tant bien que mal du sable qui tourbillonnait et s’incrustait par tous les orifices. Mais que j’ai aimé cette course malgré ce déchaînement d’Eole ! A plusieurs reprises, j’ai été saisie d’émotion devant la puissance et la magnificence des lieux… Et à plusieurs reprises, au détour d’une dune, je me suis dit : « Comme je suis bien... Je suis là où je dois être. A ma juste place. » Courir au milieu du désert m’a procuré un sentiment de bien-être infini. Et courir, c’est ça aussi parfois : ouvrir la barrière des possibles et trouver son chemin intérieur.

Alicia : Dès que le départ - en ligne - a été lancé, Ly a démarré avec une vive allure – telle une petite souris comme dirait Virginie, team GK Dunes - et je me suis dit que j’allais mourir… Mais comme par miracle, nous avons réussi à garder le rythme et la tête de la course (notre (tout) petit moment de gloire) pendant un kilomètre et demi de piste avant d’arriver dans le sable. C’était un moment magique, où je me suis sentie pendant un instant seule au monde alors que le vent dans mes oreilles masquait le souffle de l’élite qui commençait à remonter petit à petit... Petite ironie de course, lorsque Ly se disait : « Je me sens bien », je serrais les dents de mon côté et me disais : « C’est dur mais tu ne peux pas abandonner ! ». Cette course m’a montré que le corps est une machine exceptionnelle et sert à nous épater nous-mêmes, lorsqu’on pense être au bout de nos forces et qu’on arrive encore à courir et grimper, côte après côte. Me mettre en colère contre des choses négatives dans ma vie et décider de les écraser à chaque pas contre le sable m’ont aussi beaucoup aidé. Au final, je ne sais plus si ce sont mes jambes ou mon mental qui m’ont fait avancer. Mais je me souviens d’avoir terminé avec le sourire jusqu’aux oreilles dans les bras de Ly. Et on a réalisé notre plus beau classement avec une 6ème place sur cette épreuve ! 

J3. Jusqu’au bout de la nuit.

La 3ème journée fut intense. Le matin, nous avons profité pleinement du désert et de ses paysages lunaires grâce à différentes épreuves qui permettaient d’engranger des points bonus : tir à l’arc, course d’orientation dans les dunes et parcours du combattant. Grâce aux talents d’Alicia, notre team a fini 1ère aequo sur le tir à l’arc. Katniss Everdeen n’a qu’à bien se tenir ! Le point d’orgue de cette journée fut le trail de nuit de 11km dans le désert. Nous gardons un souvenir extrêmement ému de cette course sous une pluie d’étoiles.

Ly Alors que j’étais heureuse de courir dans la nuit noire du désert, juste éclairées par nos frontales, le trail de nuit fut pour moi l’épreuve la plus difficile de ce raid. J’ai dû me battre contre le sable et… moi-même pour ne pas lâcher. Dès le départ, j’ai senti que quelque chose n’allait pas. Mes jambes ne voulaient pas me répondre. Des poteaux lourds, très lourds à soulever. Chacune de mes foulées fut un combat pour avancer et ne pas perdre de vue Alicia. Ce fut une terrible souffrance sur la moitié du parcours. J’étais au bord des larmes, je n’arrivais plus à respirer, la panique me gagnait… Alicia a très vite perçu ma détresse. Elle m’a donné la main dans les moments les plus durs pour m’aider et me rassurer surtout. Sa main fut ma bouée pour ne pas craquer. J’ai réussi à dérouler un peu plus les jambes sur la 2ème partie du parcours. Quelle libération et quelle explosion de joie encore teintée de douleur lorsque j’ai franchi la ligne d’arrivée, en sanglots, dans les bras d’Alicia. Alicia, tu m’as transcendé. Tu as été ma lanterne salvatrice, dans la nuit noire du désert et de mes pensées…

 Alicia : J’étais très excitée de vivre cette expérience nocturne, même si le désert la nuit est impressionnant. On se sent comme dans un écrin et le manque de lumière force à se concentrer sur son chemin et à oublier un peu l’effort. Je suis tellement fière de Ly qui a su surmonter sa souffrance sur cette épreuve. Je me sentais impuissante. J’aurais voulu la porter jusqu’à la ligne d’arrivée ! Ly, merci de t’être dépassée. Ce sont ces moments qui nous ont fait vivre un raid unique et qui nous ont fait nous découvrir. Au final, nous avons réalisé une jolie performance puisque nous sommes arrivées 7ème sur ce trail du bout de la nuit.

 > J4. Les ailes du désert.

Après deux nuits fabuleuses dans le désert, retour vers notre camp de base à Dakhla, avec une nouvelle épreuve de Run & bike de 18km. Après les déboires du 1er Run & Bike, notre team a décidé de mettre en place une autre stratégie, plus tactique : Alicia en selle et Ly en course à pied, reliées par une corde, sur l’ensemble du parcours.

Alicia : J’adore le VTT, Ly adore courir, c’est donc naturellement que nous nous sommes réparties les tâches. Heureusement que ça concordait avec nos gabarits ! C’était une première expérience pour nous deux, et nous avons adoré ce voyage malgré la difficulté du parcours. A 15/16km à l’heure, je n’avais pas l’impression d’avancer sur mon vélo. On n’a d’ailleurs jamais l’impression d’avancer dans le sable. Par contre, Ly volait littéralement derrière moi  et jubilait ! Elle n’arrêtait pas de me demander d’accélérer encore et encore !!! Super Woman ! 

 Ly : Encore une épreuve où notre complémentarité s’est révélée redoutablement efficace ! Tractée par le VTT d’Alicia, j’ai eu la sensation incroyable d’avoir des ailes ! Moi, la super fan de super héros, qui ai toujours rêvé de voler, j’ai eu la chance de le faire dans le Sahara ! lol ! Ce fut une épreuve joyeuse mais difficile aussi. On a mangé du sable, du sable et du sable. Collines de sable, pistes de sable, virages de sable… Les derniers km m’ont semblé interminables. Et soudain, lorsque nous avons vu apparaître le camp de base, Alicia s’est mise à accélérer. Je pense que j’ai franchi la ligne d’arrivée en vol plané ! Un vol fantastique qui nous a permis de terminer à la 7ème place de cette épreuve.

 > J5. C’est beau la Terre, vue du ciel…

Cette 5ème journée d’épreuves fut exceptionnelle, empreinte de sensations fortes avec la descente en rappel du phare de Dakhla, et de tristesse aussi parce que c’était la der des der de La saharienne. Nous avons donc abordé cette journée avec des émotions paradoxales, et le cœur un peu serré…

Ly : C’est sur cette dernière journée que j’ai pris, l’air de rien, ma plus grande leçon de courage et d’humilité… J’ai le vertige. J’étais déjà nouée la veille lorsque l’organisation nous a confirmé la descente en rappel du phare. Mon nœud à l’estomac n’a cessé de se resserrer tout au long de la matinée. Je n’ai pas osé m’en ouvrir à Alicia. Les bonus de cette épreuve étaient conséquents (20 min si la team descendait en binôme). Notre équipe ne pouvait se permettre de s’en passer. Je me suis donc tue. Mais ça continuait à tergiverser dans ma tête. Et puis les équipes ont commencé à défiler… et à descendre le phare l’air de rien ! Et lorsque j’ai vu Fabienne, amputée sous le genou gauche, femme touchante et admirable et raideuse au courage exemplaire, basculer et descendre, je me suis sentie toute petite -enfin, encore plus petite que je ne le suis. Je n’avais pas le droit de me dégonfler ! J’ai donc enfilé mon baudrier, j’ai donc monté les 250 marches du phare –tête basse, et j’ai donc passé mes jambes par-dessus la rambarde. Que j’ai eu peur ! Mais que ce fut beau là-haut, tout là-haut…

 Alicia : Même nos amis de l’orga ont avoué que c’était corsé pour une entrée en matière de descendre en rappel un phare de 57m ! Mais quand on passe vers la fin et que quasi toutes les filles l’ont fait avec succès, on se dit qu’on est une raideuse (bordel !!!) et qu’il faut y aller ! On s’imagine que de là haut on va profiter de la vue, mais ce ne sont que les lignes du phare que j’ai observé tout le long de ma descente : noire / blanche, noire/blanche, noire/blanche… Il a énormément de lignes ce phare ! Comme on se sent forte en arrivant en bas, même si on a le souffle court, les jambes tremblotantes et qu’il faut encore courir 6km sur la plage pour rejoindre l’arche de l’arrivée finale.

 > Et elles vécurent heureuses…

Notre équipe, inscrite à la dernière minute, ne savait vraiment pas ce qui l’attendait. Nous ne savions pas non plus comment nous allions vivre notre binôme sportif. Et au final, tout est allé au delà de nos espérances. Nous avons dû parfois aller chercher loin, très loin, au fond de nous-mêmes pour avancer. Mais nous sommes aujourd’hui plus riches et plus fortes. Et notre 8ème place au classement général est la cerise sur le gâteau !

De Ly à Alicia... Quel binôme du tonnerre, quelle complicité incroyable entre nous ! Tu es pour moi la plus belle étoile du désert de cette aventure. Tu es si énergisante et si inspirante. Ta force, ta constance et… tes fous rires m'ont épaté et galvanisé tout au long du raid. Quel bonheur de franchir chaque ligne d’arrivée main dans ta main, entre rires et larmes, entre épuisement et fierté. Je te suis infiniment reconnaissante -au delà des mots- de m'avoir embarqué avec toi. 

D’Alicia à Ly… Les rencontres n’arrivent jamais par hasard et tu as été pour moi une révélation. Merci de m’avoir fait vivre tous ces moments précieux. Tu incarnes en effet plein de personnages ! Tous époustouflants ! Avec humour, courage et sincérité. « Les amis sont comme des étoiles… On ne les voit pas toujours, mais on sait qu’ils sont toujours là. »

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 > Mille mercis !

Ça va faire un peu cérémonie des César, mais sans elles/eux, l’aventure n’aurait pas eu la même saveur. Alors nous profitons de cet ultime espace pour remercier – dans le désordre :

- Equestrio Magazine et Maria Xuan, nos sponsors sans qui notre aventure n’aurait pu voir le jour.

- Géraldine et toutes les RunChic Girls. Notre team est honorée d’avoir hissé haut les couleurs de notre belle communauté.

- nos coachs Carmen et Olivier. Vos conseils last minute nous ont fait faire de jolis chronos.

- notre équipementier Anita Active qui a su si bien nous soutenir dans tous les sens du terme.

- nos familles, nos amis all around ze world… Votre patience et votre bienveillance à l’égard de nos projets parfois un peu fous sont une belle preuve d’amour.

Le vent du désert a porté vos encouragements à tous jusqu’à nous. Vos mots nous allaient droit au cœur et nous donnaient chaque jour du courage.

 MERCI Bruno, Georges, Pierre et TOUTE l’organisation pour nous avoir permis de rêver et de vivre en grand dans le désert. Grâce à vous, ce proverbe touareg a pris tout son sens : « Dieu a créé les pays avec de l’eau pour que les hommes puissent y vivre. Et les déserts pour qu’ils y trouvent leur âme ».

MERCI enfin à toutes les sahariennes, nos étoiles… Vivre ce raid avec vous fut l’occasion de belles rencontres et de partages intenses entre femmes audacieuses, férues de sport, d’aventure et de défis. Nous vous avons regardé tandis que vous rouliez avec une ténacité farouche dans le sable. Nous vous avons observé tandis que vous gravissiez l’âpre cime des dunes du désert, l’âme éprise d’un but sublime, le vôtre… Et nous vous avons admiré. Et aimé. Nous avons amassé à vos côtés un trésor de vie inestimable. Nous le gardons précieusement près du cœur. Et puissiez-vous, nos étoiles du désert, continuer à éclairer longtemps nos chemins.

 Ly & Alicia