ASICS Challeng'ELLES / Ma première sortie running par Hermine Prunier, notre Yogi préférée

Il y a trois semaines avait lieu le troisième entraînement en équipe de la team de filles et de choc – sauf moi - sélectionnées par Asics pour relever le défi des 42,195 km du Marathon de Paris 2015. Et ça n’a pas été de la tarte !


Mardi 6 janvier – oui, je sais, j’ai tardé à écrire mon compte rendu, mais j’ai beaucoup souffert et j’ai voulu oublier quelque temps, mais je me lance !

> Le RENDEZ-VOUS était donné à l’agence de rp sport Bernascom à 19h. Nous nous y retrouvons toutes quelques minutes minutes plus tôt pour s’y changer dans la joie et la bonne humeur – sauf moi, là encore.

J’étais super stressée par cette première sortie running avec l’équipe car je sais que je n’ai pas le même niveau. Rien que chez les Run Chic Girls : il y avait Patricia la gazelle, et Laetitia qui même avec une vilaine blessure à la jambe courait toujours bien mieux que moi ! Sans parler d’Elodie, la directrice de l’agence qui n’est autre que la wonderwoman de la course à pieds… Bref c’est à peine si j’avais dormi la veille tellement j’anticipais du coup j’arrêtais pas de gémir (compte rendu honnête). En plus il faisait un froid de gueux ce soir-là et je craignais d’avoir froid donc je râlais aussi pour ça. J’ai fini par la fermer et garder mon col roulé en silence quand Elodie vêtue d’un tee-shirt + coupe vent + pantacourt Asics a répondu à une des filles « moi je cours comme ça ».


> Ca ne s’est pas arrangé pour moi au briefing. Le coach annonce « on va grimper en haut de Montmartre et on y fera un petit entraînement d’explosivité ». Franchement, si j’aurais su, j’aurais pas v’nu.

J’ai résidé un peu plus de deux ans à deux pas du Sacré Cœur, du coup je savais très précisément ce qui m’attendait… J’ai donc encore râlé, mais quand toutes les filles se sont mises à courir, et bien j’ai couru aussi et je l’ai bouclée pour conserver mon souffle. A ma grande surprise je n’ai pas trop mal tenu jusqu’au niveau des Abesses sur la rue Lepic. J’avais déjà dégainé ma Ventoline à Pigalle mais là j’ai cessé une première fois de courir pendant une ou deux minutes pour récupérer. Patricia est passée à ce moment là à côté et m’a attrapé la main pour tenter de me motiver – la pauvre me trainait, littéralement, elle a donc fini par lâcher et je me suis remise à courir peu après pour de nouveau marcher quand la côte devient encore plus raide dans la dernière ligne droite vers « le vieux Montmartre », toujours rue f***ing Lepic.
Je voyais les autres s’éloigner et dans ma tête je me disais que je n’étais pas à la hauteur.
Je sais bien que ce n’est pas l’état d’esprit à avoir en plus je sais que mon corps est parfaitement capable et pourtant… J’ai même pensé à prétexter qu’avec ce qu’il s’était passé au marathon de Boston je préférais ne pas prendre le départ en Avril (j’étais vraiment loin d’imaginer ce qui allait arriver le lendemain chez Charlie…).

> J’ai finalement rattrapé le groupe – parce qu’elles étaient à l’arrêt, et nous avons pu entamer l’entrainement en cote. Selon moi, cela venait d’être fait, mais non. Le coach a fait faire au filles des ALLERS-RETOURS SPRINTES dans la pente la plus abrupte de Montmartre, sur genre 40 mètres.

 

Je dis « aux filles » parce que j’ai du faire 4 peut-être 5 allers-retours contre le double au moins pour elles. C’était un genre de torture si vous voulez mon avis, je perdais immédiatement mon souffle et au lieu de repousser mes limites, j’ai préféré faire des étirements sur le côté et les regarder passer et repasser pleine d’admiration.
On s’est ensuite déplacées vers un de faux plat suivi une petite descente pour de nouveaux allers-retour pour travailler notre foulée, là j’en ai fais encore moins et me suis encore mise sur le côté pour papoter avec Laetitia qui elle a du s’arrêter pour ne pas forcer sur sa jambe. Je m’étirais encore si bien qu’une des coureuse m’a crue blessée moi aussi… « nan nan » ai-je répondu honteuse. C’est là que je me suis demandé, « c’est quoi mon problème au juste ? ». C’est vrai, personne ne m’a forcée à m’inscrire, je l’ai fait parce que j’en avais envie. Que je voulais relever un défi. Me suis-je surestimée ?

Là dessus nous sommes remises à courir, mais cette fois pour rentrer. Ajoutez à cet argument que du coup j’étais bien reposée et évidemment que nous allions aborder la descente de la butte Montmartroise : je me suis mise à courir telle une gazelle. Oui oui, et ce jusqu’à l’agence ! Les filles l’ont constaté et toutes m’ont fait un compliment, ou m’ont encouragée, ou se sont gentiment moquées pour plaisanter.

> C’est quand même ultra chouette de courir entourée de filles aussi cool. Je tiens à insister sur ce point car c’est bien simple : depuis je n’ai pas couru. Impossible de me motiver seule, ni même avec une copine.

J’ai besoin d’un groupe - de préférence mon groupe de copines de la team Challeng’elles. En tout cas, je reviendrai aux entraînements. En ce qui concerne le marathon, je prendrai le départ aussi, c’est sûr. La suite m’inquiète plus ! Surtout quand je lis l’article de Lucile Woodward – elle aussi membre de la team Challeng’elles (encore un bel exemple de l’écart de niveau entre les filles et moi) sur le manque d’entraînement pour courir une telle course…

La suite au prochain épisode...

Par @The_Prune, Strala Yoga guide et consultante yoga & fitness