Le Triathlon de Chantilly par Delphine, notre Dita von Tri !

Triathlète de choc dotée d'une personnalité chic et sexy, Delphine Joutel alias Dita von Tri revient sur son Triathlon de Chantilly dans un récit où rien n'est laissé au hasard et encore moins la tenue. Un triathlon aux distances olympiques, ou presque !

Ca faisait déjà un petit moment que j’étais très excitée à l’idée de participer à ce triathlon car il réunissait tout ce que j’aime et me permettait d'allier ma passion pour notre patrimoine architectural, le sport et l’élégance. Un domaine princier, une haute lignée et une organisation à l’anglaise. Bref, des émotions à multiples facettes en perspective !

Départ samedi 23 Août et avec cette envie de réaliser une performance qui est pour moi de faire moins de 3 heures. Le dernier triathlon réalisé à Deauville m’avait laissé un goût un peu amer compte tenu des conditions lors de la natation avec une mer trop déchaînée. Là, au moins pas de risques dans le plan d’eau tout calme, juste la vase et le froid ! C’est quand même le top non ?

J’arrive à Chantilly et avant même d’aller à l’hôtel j'ai l'irrésistible envie d’aller tâter le terrain, d’avoir les yeux qui pétillent à l’idée de me dire que demain j’y serai.

La soirée fût douce au Dolce Chantilly Hôtel. La Run Chic Girl que je suis a apprécié le chic de l’hôtel, son spa et son décor très chevalin, l’occasion de la pose avec cette  belle lampe étalon.

Mais les choses sérieuses vont arriver. Les derniers réglages du matos, le point sur les ravitos et le plus important : la validation de la tenue. Triathlon dans un château = posture de Princesse ! Avec l’élément incontournable le top RUNCHIC. Trifonction rouge, noir et blanc en harmonie avec mon vélo Wilier, une marque italienne qui soigne le design jusqu’au bout, le nom de la marque est filé en métaphore jusqu’au pédalier.

Dimanche 24 août, réveil 6h et première confrontation avec la fraîcheur du matin et un paysage de brume comme une promesse d’un lever de soleil divin et de caresses chaudes. Depuis ma chambre, j’entends déjà l’ambiance qui émerge du site et la fête qui ne demande qu’à commencer avec l’arrivée des premiers triathlètes.

Premiers échanges de regards complices au petit-déjeuner, j’avale mon gatosport, un petit bonjour à Elodie (Agence Bernascom) et avanti c’est parti !

A l’arrivée, on est toujours saisi par le décor du Château et surtout cette ambiance au petit matin réservée aux initiés qui sont venus savourer le lieu à cette heure matinale.

L’équipe organisatrice prend vite les choses en main, je me laisse tatouer le bras gauche, la cuisse gauche avec le numéro 835, je récupère le dossard, la puce et le bonnet vert : pas du tout assorti à ma tenue et mon vélo… Ah ouf ! Il n'est obligatoire que sur la natation. Finalement ça ira très bien avec ma combi et aves les lunettes Aquasphère ! Je suis sauvée, mon look est sauvé, ma réputation glamour aussi of course.

Au moment où l’on pose son vélo dans le parc, les choses  s’accélèrent. Un coup d’œil autour pour se familiariser avec son emplacement qu’il faudra retrouver pendant la course, on prend la pose pour les photos puis il est déjà 8h30, le départ est à 9h. Il est grand temps d’inaugurer ce bonnet vert et d’enfiler la combinaison. Tout le monde court un peu dans tous les sens pour affiner les derniers réglages. N’est-ce pas Elodie qui était à la recherche d’une pompe à vélo !

Ah j’oubliais aussi les petits bisous et les encouragements des autres triathlètes connus au fur et à mesure des courses dont le fameux Jean-Pierre Run Run à mes côtés au moment du départ.

NATATION / Le grand moment tant attendu, rêvé, angoissé, désiré arrive. On se met à l’eau dans le Grand Canal avec comme premières sensations d'avoir les pieds dans un drôle de coton spongieux glacé mais aussi d'être consciente de la chance d’avoir de si beaux « embellissements » autour de soi, statues, château, et l’art des jardins à la Française.

La corne de brume retentit, la horde de triathlètes s’élance dans un gigantesque bain à remous. En fait, je fais de l’aquaboxing. C’est ça de partir dans la vague des élites !

J’arrive enfin à attraper mon rythme de croisière un peu moins heurté au fur et à mesure que le peloton s’étire. Virage première bouée, ça va, je suis décontractée, le mental est là mais les pieds sont gelés. Après le virage, une longue ligne droite interminable, je ne suis pas dans le groupe de tête ni dans le groupe de queue, j’assure donc une position médiane. Le retour se fait avec le soleil rasant et éblouissant ce qui rend la tenue de la trajectoire et la perspective d’arrivée plus difficile. Je m’oriente avec l’aide des concurrents quand j'aperçois ma maman sur le bord : ça me fait un bien fou.

Une fois sortie du bassin, hop hop hop, je défais à moitié ma combi pour laisser se dévoiler mon appartenance à la Team RUNCHIC et par conséquent mon envie de rester girly et déterminée jusqu’au bout ! Puis je cours, je monte les marches essoufflée et trempée sur la Terrasse des Connétables mais déjà très contente de cette première étape. Je garde toujours le sourire, car attention je suis une RunChic Girl et ça me booste, il faut garder le port altier, toujours en mode princesse !

VELO / Pas le temps néanmoins pour une retouche mascara, je préfère m’hydrater et avaler une petite barre car le vélo va puiser de l'énergie. Le casque, les lunettes… ah oui et le vélo. C’est parti pour 44 km de ballades dans la forêt de Chantilly avec une météo au beau fixe. Est-on vraiment en compétition ? Je suis très émue à ce moment là car sur le vélo mon esprit vagabonde toujours beaucoup, ça défile sur le bitume et dans ma tête. Le revêtement de la route me rappelle toutefois qu’il faut aussi que je reste concentrée. Aie aie, les secteurs pavés ça secoue !

Sur le parcours, je croise beaucoup de cyclistes en ballade du dimanche qui m’encouragent et ça fait drôlement plaisir.

Le vélo reste mon point fort et donc je prends beaucoup de plaisir à dépasser mes concurrents et j’engage un petit challenge avec le dossard 423. Mais attention on a dit pas de drafting !

Tiens déjà 25km, ça passe vite je me sens bien en forme, j’en ai toujours sous la cuisse alors j’en profite. Je donne tout. Je vois le panneau 40km, ça sent l’arrivée ça. Tiens on continue 41, 42, 43... Mais ? D’habitude la distance olympique est de 40km. Un gros moment de doute, me serais je trompée de parcours ? Suis-je partie sur le parcours de l’autre course ? 44km et au loin un signaleur et son bras indiquant le retour au bercail me soulage au plus haut point.

La fin de l’étape vélo marque le retour au public et la joie des retrouvailles avec les encouragements. Ca permet de se remotiver pour le parcours course à pied.

COURSE / Je suis super contente d’enfiler ma paire de Noosa Tri (Merci Elodie !). Je les avais déjà testées à l’entraînement et je suis fan. En plus, d’être super jolies et fun, elles ont un rendu et un dynamisme hors pair. Peut être un peu dures et raides au départ, mais ça permet de soulager les jambes qui passant du vélo à la course à pied ont l’air d’être en pierre ! Ca fait toujours ce même effet. Il faut attendre un bon kilomètre pour retrouver une foulée plus légère. Le parcours est très agréable en sous bois, puis devient plus dégagé à mesure des kilomètres. On peut ainsi admirer le Musée vivant du cheval et avoir une autre perspective sur le Château.

Là aussi, les coureurs du dimanche nous poussent à ne rien lâcher, les familles commencent à s’installer pour le pique-nique, les enfants nous tapent dans les mains au passage.

Au milieu du parcours, un peu esseulé on entend comme les longs galops des chevaux de l’hippodrome, on s’imagine devenir ce cheval et qu’il faut maintenir l’allure, c’est très inspirant pour moi à ce moment de la course. Retour à la réalité en passant devant les "Pom Pom Men " qui s’entraînent au foot et qui jettent un œil sur ces fous du dimanche portant  un dossard.

ARRIVEE / Enfin, se profile l’arrivée au 9ème km ! On entend la musique, le speaker, les spectateurs et là c’est le grand ravissement intérieur, la cascade d’émotions. Une maman qui court à côté en me disant de foncer, de tout déchirer. Mon moi intérieur très fort qui se sent pousser des ailes telle Pegasus qui accélère haletante mais avec le sourire. La chevauchée fantastique est en route, seule l’arche l’arrêtera mais ces derniers instants ont un goût inimitable et insatiable car même après avoir franchi la ligne d’arrivée on en redemanderait presque.

> Le défi a été relevé : 2h50’52 ! 166ème au scratch et 16ème femme sur 426 concurrents au départ. Je prolonge le plaisir en partageant ce bonheur autour de moi et en attendant le retour des amis pour partager nos sensations.

Pour finir, j'ai envie de dire que je suis à nouveau très surprise par ce dépassement de soi que l'on peut avoir sur une compétition, par les ressources que l'on peut trouver au plus profond de  soi au final. 

Encore un grand merci à l'Agence Bernascom  et au Triathlon de Chantilly ! Delphine

Par Delphine Joutel