Marika / Week-end Chic et Choc, mon Marathon du Médoc

Il existe sur la Planète course à pied des courses qui nous marquerons à jamais. Des courses rares qui n’ont jamais, au grand jamais, été décriées par le moindre participant. Je vous parle de celles qui savent nous chouchouter, NOUS modestes coureurs à pieds : ravitaillements jamais délaissés, bénévoles et spectateurs sourires vissés, souvenir du coin à l’arrivée. Bref un prix d’inscription à la hauteur des prestations.

C’est mi-septembre, à l’heure des Vendanges, qu’il m’a été donné de participer à l’une de ces courses tant convoitées : Le Marathon du Médoc.

- Convoitée. Le mot est faible car ce fut plus de 45.000 malheureux décidés qui ont tenté l’inscription et se sont vus recalés car seules 10 000 places étaient proposées.

Un vrai « RunChic VIP » avec tenue Carnaval du Monde correcte exigée. Engagée sous les couleurs du Château de Villegeorge, des hôtes d’excellence dont les 2 maîtres-mots pourraient être Simplicité & Générosité.

Nous sommes ainsi 2 Teams : féminine et masculine qui aurons pour principes Convivialité mais également Compétitivité.

De mon côté, je ne suis pas peu fière, voir presque intimidée par mes 2 coéquipières de luxe qui, excusez du peu, ont respectivement, plusieurs JO et un Championnat du Monde à leur actif.

Notre objectif commun : conserver notre leadership féminin puisque l’année passée nous avions déjà gravi la plus haute marche du podium.

De mon côté, je suis bien loin de leur curiculum vitae en athlé ! Et pour ne rien arranger, ma prépa s’est limité à quelques sorties endurance course à pied et VTT (Fichue blessure).

Je suis donc tout simplement heureuse de participer et souhaite en premier lieu franchir la ligne d’arrivée : aucun chrono en visée, du moins un 10km/h m’eut contenté afin de parfaire à ma mesure notre équipée féminine. C’est donc avec cette ambition démesurée que je franchirai la ligne de départ !

Côté déguisement, j’avoue faire pâle figure au regard de Leslie en Bomba Latina qui du haut d’un balcon, non loin de la ligne de départ, vient à nous saluer. La Miss a tout donné : entre froufrous et plumes irisées on ne peut que l’admirer.

Mais trêve de plaisanterie, car le départ vient d’être donné. Un coup de feu de toute beauté qui nous fait tous tituber car c’est en l’air que nous devons regarder. En effet, c’est un véritable feu d’artifice de jour que nous découvrons !

Cette année, le parcours est inversé, ce qui signifie une première partie bien plus aisée : il ne faut pas se faire piéger, mais lorsque l’on rencontre des amis, les bonnes résolutions sont bien (trop) vite oubliées. Pour résumer, c’est en 4’45’’ de moyenne que je me vois embarquée ! Trois bornes à cette allure et ils ne se décident pas à décélérer. Coup de frein à pieds car je commence à baliser. Je les regarde filer. C’est en solo que je vais continuer. Bien doux solo puisque je ne cesse de m’émerveiller au regard des chars et groupes qui se jouent quelques peu du thème imposé : à ma droite des tortues Ninja, à ma gauche Mickey Mousse s’entretient avec Monsieur Lapin. Le premier ravitaillement me permet de retrouver un couple d’anglais habitué toujours déguisé en jeunes mariés qui se jouent à trinquer du premier grand cru de la journée ! Je recroiserai Monsieur sans Madame en fin de course, leur union fut de courte durée !

Les châteaux de grands crus traversés, battent la mesure des kilomètres enjambés. Bientôt le Semi lorsque je viens à doubler mon groupe d’amis qui s’était donc réellement emballé. Petit salut, on discute en je continue à mon rythme : un 5’00’’ au kilomètre s’est doucement imposé.

Les ravitaillements passent, je continue à m’hydrater et m’asperger car sur ce marathon c’est tous les 2,5km que de l’eau nous est proposée. Pour le ravitaillement en vin, nous sommes également gâtés car chaque château nous sert au verre à pied un de leur doux nectar couleur rubis.

Mon passage au 29ème kilomètre m’en vient à vous parler de mon test Nutrition de la Journée : un nouveau produit de l’effort dont la forme m’a conquis car très facile d’usage et surtout très original : Les gommes de l’effort de chez Power Bar dont je vous parle dans l'article qui leur est dédié.(ICI)

Revenons à notre 29ème kilomètre, je suis surprise de rattraper Marciana (Mme JO de Los Angeles, Moscou et Barcelone) qui semble un peu entamée. Ni une, ni deux, la Miss aura le droit à sa gomme qu’elle ne va pas refuser ! Elle me dira plus tard avoir été surprise par le bonbon proposé mais l’avoir beaucoup apprécié ! Nous sommes donc au moins 2 à avoir aimé ces bonbons cola  aux accents régressifs.

Les kilomètres défilent, les jambes se font lourdes, la solitude commence à me peser et qui plus est, rappelez-vous la fin n’est pas des plus aisée.

Mirage ou douce réalité ?... J’aperçois au loin mon chevalier servant (sensé être parti pour réaliser 2h50). Mauvaise nouvelle pour lui j’imagine mais compagnie salvatrice pour mon mental quelque peu entamé. Nous échangeons 2-3 mots : de son côté, plus dans le rythme, il a préféré m’escorter sous bonne garde jusqu’à la ligne d’arrivée, il s’étonne de me voir avec un sourire vissé ! Il m’apprend que notre meneuse d’équipe qui visait la victoire vient de passer en seconde position (petite désillusion de sa part, mais quand on sait qu’elle mettra bien moins de 3h sur un parcours entre route, caillasse et sentiers, on ne peut que s’incliner devant notre championne de la course à pied).

Ce n’est pas tout mais il y a un marathon à finir, une place par équipe à assurer, ce qui n’est pas gagné. Je continue donc mon bout de chemin, et les surprises olfactives et gustatives commencent à s’accumuler car les derniers ravitos n’ont rien d’habituels. Que diriez-vous de déguster dans le dernier « déca » huitres, entrecôte et glace pour bien digérer ?

Non, non je ne plaisante pas, nous y avons tous le droit et bien avant l’arrivée ! De quoi savourer nos dernières foulées ! Je passe mon tour, pour des raisons de digestion mais admire les bénévoles affairés à nous proposer leurs différents mets. Ils aiment leur métier éphémère se limitant à la journée !

La fin est proche, les jambes brulent - surtout mon orteil gauche pour tout vous avouer, il ne semble pas décidé à finir entier ! - j’aperçois le tapis rouge, la foule, le speaker qui nous pousse à tout donner. Je franchis la ligne d’arrivée juste derrière une maman courant avec son petit bout, attendrissant ! Je la félicite, et m’écroule dans les bras de mon prince charmant qui aura su jusqu’au bout m’encourager. 3h32, 150ème sur 10000 me semble-t-il. 11ème féminine.

Les bénévoles nous tendent médaille, vin en caisse d’un des châteaux traversés et surprise pour cette 30ème édition anniversaire : 2 magnifiques verres à vin gravés pour l’occasion.

Ma première réaction, me quérir du thème 2015 afin de commencer à réfléchir au déguisement à envisager !

Puis, je m’en vais retrouver notre Team Villegeorges afin de récolter les sensations respectives et, partager avec eux quelques barres chocolat blanc ou au lait : chacun son choix. Petite précision nous ne sommes pas gourmands. Car ce sont bien des barres de récupération Power Bar à consommer rapidement après l’arrivée. Ok, la gourmandise a également joué un grand rôle car autant vous dire qu’après plus de 42km, nulle envie d’avaler un breuvage insipide ou au goût de pâté !

Convaincus ? Venez donc me saluer le 12 Septembre prochain !

Par Marie-Caroline Savelieff - Diététicienne Nutritionniste de RunChic - Diététique et Sport - No Diet - No Perf