Boisson de récupération / La protéine de lait serait-elle le graal de la récup ?

Saviez-vous qu’entre 20 ans et 80 ans nous perdions 50% de notre masse musculaire ?

Et perdre de la masse musculaire n’a rien d’idyllique. Elle est synonyme de perte de galbe, de tonicité et de métabolisme de base. Kesako le METABOLISME de BASE ? C’est tout simplement le nombre de calories dépensées au repos par notre corps. Cette énergie dépensée augmente proportionnellement avec notre niveau d’activité physique.

> Donc plus nous avons de muscle, plus nous dépensons de calories et ce même au repos. C’est pourquoi d’ailleurs notre homme pourra manger plus et surtout perdra plus rapidement du poids quand il se met au régime. Rageant, mais mathématique puisque sa force musculaire peut atteindre jusqu’à 50% de plus que nous « pauvres » femmes. Pour la boutade, messieurs, rappelons que le cerveau n’est pas un muscle, donc pas de conclusion machiste hâtive les garçons !

Mais dans ce cas, comment prendre ou du moins conserver sa masse musculaire ?

Je vous rassure, nul besoin de gober des œufs crus à la Stallone ou d’investir dans une bonbonne de 10kg de prot’ en poudre. Non, c’est beaucoup plus simple et sans impératif culinaire de mauvais goût.

> En premier lieu, Il suffit de conserver une bonne activité physique et sportive : un bon point pour les Run Chic Girls qui dominent le sujet à 100% !

> En second et dernier lieu, avoir un bon apport en protéines ce qui peut paraître compliqué chez certaines d’entre nous pas farouches partisanes de viande, ou de produit laitier. Bien sûr il existe des protéines végétales moins bien assimilées, qu’il faut associer à d’autres aliments en vue d’optimiser leur absorption, mais là n’est pas le sujet du jour.

Parlons plus spécifiquement protéines et sport.

Pendant l’effort, la fabrication des protéines qui constituent nos muscles diminue voir stoppe. On peut même assister à une PROTEOLYSE : c’est-à-dire une destruction de nos fibres musculaires.

> En bref trop de sport à forte intensité et de longue durée peut nuire à la santé des muscles.

Ne paniquez pas, il y a une solution à cette autodestruction car le corps est bien fait et dès l’arrêt de l’activité spécifique - entrainement poussé, sortie longue, compétition - la fabrication de protéines est surmultipliée durant un court laps de temps.

> On appelle cela une FENETRE METABOLIQUE. Une expression bien pompeuse que je résumerai en un « buvez vite une boisson de récupération  mais alors vite : dans les 30 minutes, sinon….Pfffffit, plus de bienfait, ou bien moins… ».

Quand je parle bienfait, il s’agit d’une meilleure récupération musculaire, et à terme d’une optimisation de l’enchaînement des entraînements et des compétitions. Cette affirmation ne concerne pas uniquement le sportif de haut niveau, mais doit également profiter aux coureurs passionnés qui enquillent les kilomètres. Je sens que plusieurs Run Chic Girls se sentent déjà visées !

Plus sérieusement, que vous ayez pour objectif de terminer votre première course, ou de réaliser un semi en prépa marathon, il va falloir équilibrer les séances et les temps de récupération sans rentrer dans le cercle vicieux fatigue-surentrainement-blessure-découragement.

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L’élément essentiel à la récupération adopté par nombre d’athlètes

> Se REHYDRATER reste le premier besoin post-compétition, mais il est également nécessaire de reconstituer l’ensemble de ses pertes minérales, glucidiques, protéiques et vitaminiques.

Les boissons de récupération ne sont donc pas uniquement une nouvelle lubie marketing mais bien un élément essentiel à la récupération que bon nombre d’athlètes a déjà adopté. Pour preuve, la Fédération Française d’Athlétisme s’est associé avec Apurna. Les futurs grands sportifs de demain ne s’en séparent plus. Alors pourquoi pas vous ?

A chaque profil son flacon, pourvu qu’il y ait l’ivresse de la récupération

Pour vous et rien que pour vous, j’ai testé et sélectionné 3 boissons de récupération

1 /  APURNA

 LA PRO HAUTE TECHNOLOGIE : 2.50€ les 300ml

D’un point de vue diététique du sportif, c’est la plus poussée puisqu’elle intègre à sa composition la plus grande quantité de Prolacta® : une protéine de bien meilleure qualité riche en Acides Aminés Essentiels. Les fameux BCAA pour les initiés.

C’est également la moins calorique car moins sucrée que ses compatriotes. Précisons qu’un apport minimum en sucre est obligatoire pour assurer la bonne assimilation des protéines.

Le moins > son unique arôme fortement mentholé qui ne fait pas l’unanimité. Une version agrume devrait faire son apparition. APURNA > ICI

2 / SPORTEUS 

LA GRAND PUBLIC SANS LACTOSE : 1.50€ les 275ml

Cette boisson ne constitue en aucun cas un concurrent direct d’Apurna® mais plutôt sa version grand public puisque tous deux appartiennent au groupe Lactel®. Mais lorsqu’Apurna est distribué dans les magasins de sport spécialisés, sa petite sœur Sportéus® se vend en grandes surfaces au rayon lait. Cette boisson a d’ailleurs été conçue, testée et approuvée via l’INSEP (Institut National du Sport, de l’Expertise, de la Performance).

Notons que cette boisson lactée saura satisfaire les plus intolérants ou fragiles de l’estomac puisqu’elle a été délactosée ce qui est une bonne chose, car après l’effort, nos intestins sont moins conciliants.  Crampes ou douleurs d’estomac peuvent plus facilement apparaître.

On aime ses 3 parfums régressifs lait chocolaté, vanille et fraise qui nous rappellent les briques de chocolat au lait de notre enfance.

Le moins > cette boisson pourra néanmoins paraître écœurante pour les athlètes peu becs sucrés. SPORTEUS > ICI

3 /TREZOR

LE COUP DE CŒUR LACTO-VEGETARIEN TROP BON : 2.60euro les 250ml

Dès le premier regard, j’ai été séduite par son esthétique branchée et décalée. Qui ne succomberait pas au joli minois d’un panda ou à l’aspect bourru de ce Gorille qui nous fixe droit dans les yeux ?

Après le coup d’œil, place à la DEGUSTATION. Le constat est simple : les nons sportifs veulent se mettre à la course à pieds, au vélo, bref retranspirer pour avoir le droit à leur ration de boisson ananas-orange, fruit de la passion-mangue ou framboise-pomme (ma préférée). Précisons d’ailleurs que cette boisson ne contient aucun sucre ajouté : le pouvoir des fruits suffit à combler notre bonheur.

Quand on regarde l’étiquette, certes la boisson est moins riche en protéines que les autres, mais cela suffit amplement à un petit gabarit. Ses protéines 100% végétales et Bio conviendront donc aux lacto-végétariens. Bref, un petit bijou en goût et en pratique avec une bouteille déco qui rien qu’à la regarder me donne déjà un coup de peps. Pour reprendre un fameux slogan : Et qui l’a inventé ? Merci les Suisses qui nous ont fait cadeau de ce Super Smoothie qui commence timidement à investir le sol français !

Côté RECUPERATION à l’effort, mon avis ne serait que très subjectif bien que réalisé en condition réelle de course ou de stage d’entraînement parfois bi-quotidien. Je peux néanmoins vous préciser qu’aucune blessure n’est à signaler, que je n’ai eu aucune nausée ou pire après ingestion.

De votre côté, avez-vous testé ? Amour, désamour ? Votre avis nous intéresse !

Par Marie-Caroline Savelieff - Diététicienne-Nutritionniste de RunChic - No Diet-No Perf