Un run Rive droite - Rive gauche avec Stéphanie Conte

UNE FEMME

Parisienne germanopratine du bout des ongles des mains à ceux des pieds - manucurés pédicurés par Judith chez Kure Bazaar au Bon Marché - un rien androgyne mais extra-féminine, c'est tout en  respectant une "hygiène de vie digne d'un ayatollah" que Stéphanie ne  prend la vie que du bon côté, rit de tout, aime profiter. Et c'est au Montalembert que nous avons préparé cet ITW, mais attention, il ne faut pas toujours la prendre au premier degré !

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UNE RUNNEUSE

"J'ai  commencé à courir à 18 ans à l'Ile Maurice pendant des vacances avec mon  futur beau-père. Ma belle-mère et lui incarnaient alors pour moi le  couple que je rêvais de former avec mon mari quand nous aurions  cinquante ans. Et comme je suis fidèle et obsessionnelle, je ne me suis  jamais arrêtée." Depuis, Stéphanie court tous les jours sans exception,  sauf les jours où elle voyage et quand elle séjourne à la maternité.  "Tant que je n'ai pas couru, c'est comme si je n'étais pas habillée".  Mais cette joggeuse invétérée, capable d'aligner 80 kilomètres par  semaine, voire plus - elle calcule plutôt en temps couru - n'a jamais  épinglé un dossard, en dehors d'une seule fois et avec moi aux Foulées du Luxembourg à Paris.

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Et elle avoue avec ce franc-parler qui la caractérise ne  jamais avoir recherché la performance, même si elle a forcément été  amenée à rencontrer des gens qui l'étaient. "Je ne le cache pas et  j'assume, il y a une grande part d'addiction quelque part, mais le  jogging relève plus pour moi d'une hygiène de vie." Ca c'était jusqu'au week-end dernier - le dimanche 13 Octobre exactement. Alors que nous courions tous les 20 Kilomètres de Paris, c'est sur la destination glamour de l'Ile de Spetses en Grêce que Steph a couru son premier "mini Marathon", le Spetses mini Marathon.

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"Une course de 25 Km autour de l'Ile de Spetses : j'ai cru mourir mais j'ai kiffé ma race ! Il faisait 31°C et il y a avait pas mal de dénivelé. C'était un peu comme courir en Corse." 144ème sur 540 participants, Steph l'a couru en 2h24 et nous conseille fortement le Poseidonion Grand Hôtel, "un vieux palace qui donne sur le port, surranné et sublime."

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UN ENTRAINEMENT

"Courir est un rendez-vous avec moi-même, il y a des jours avec et des jours sans. L'hiver dernier par exemple, à mon retour de Manaltheera (ICI) en Inde où j'ai fait un stage de yoga ayurvédique et je me suis fais s la  réflexion que courir me permettait aussi de découvrir des endroits  sublimes et souvent accessibles qu'en jogging. Bien sur j'ai essayé de  me diversifier, de pratiquer d'autres sports, mais je suis fidèle et  j'aime la régularité qui fait qu'avec la course les moments ups  sont sublimés et les downs sont adoucis." Et c'est cette constance, sans  excès et peut être aussi un petit côté 'control freak' qui font que  Stéphanie ne se blesse jamais. Ainsi que les soins hebdomadaires de  Duvigneau son kiné préféré, et les massages à domicile de sa masseuse  tibétaine.

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ALIMENTATION

"Une  entrecôte-frites n'a jamais été une source de plaisir pour moi. Je n'ai  jamais été attirée par la junk food, et manger sainement fait partie  d'un tout, c'est un équilibre. Le seul vice que j'avais était la  cigarette et je viens d'arrêter. Bon, je suis encore un peu accro au  Coca Zero et choco-addict, mais on ne peut pas tout arrêter non plus. Il  faut conserver quelques plaisirs. Par contre je ne cours jamais à jeun  par exemple, car cela induit un déséquilibre dans mon quotidien, et je  ne pourrais pas me passer de mes galettes au son d'avoine et mon pain  complet au petit déjeuner. Un petit aveu. La partisane des régimes  protéinés que je suis est fan de viande séchée des grisons... Et  j'oubliais, last but not least, pour ma pasta préférée, je vais chez Genio(ICI), le restaurant italien du père de mes enfants. Je prends toujours les pâtes à la sauge".

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UN STYLE

"Jamais  sans mes ASICS, modèle homme car les coloris sont bien plus beaux que  le rose fushia et le bleu turquoise des modèles femmes. Pour le reste,  je suis fidèle aux caleçons longs que je porte été comme hiver - sauf  canicule, pays chauds et en bord de mer - au noir et à Nike. Je fais le  plein au Nike Store à New-York où je me rends deux fois par an. Quoi d'autre ? Pour les chaussettes, c'est Falke, je mets de l'huile Opalis - l'odeur d'amande amère est juste une tuerie - sur mes cheveux avant de partir courir, et je n'oublie pas de prendre mon ipod, mon Chou".

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PLAYLIST

"Pour  démarrer, il n'y a rien de tel que quelques morceaux de Rap, comme Eminem, Metronomy que j'ai  découvert récemment, Neird. Puis j'enchaîne avec des classiques, les  Rolling Stones, Bob Dylan... Pour mes playlists, c'est ma meilleure amie  Rebecca qui me les fait sur my-melody.fr .

MEILLEUR SOUVENIR

"Au  risque de tomber dans le cliché, c'est courir New-York à 6h du mat  autour de ce 'putain' de Reservoir. Mais aussi à Saint Moritz, alors que  j'y étais pour les sports d'hiver. Je n'ai pas mis les pieds une seule  fois sur des skis, par contre j'ai couru deux heures par jour autour du  Lac, j'étais subjuguée par la beauté de la nature."

PIRE SOUVENIR

"Alors là je ne vois pas. Aucun je crois."

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UNE COURSE A VENIR

Voilà ce que me disais Steph il y a quelques mois : "La  question ne se pose même pas, sauf éventuellement le Marathon de  New-York un jour. Pourquoi pas. Mais aujourd'hui dans ma vie ce serait  plutôt la notion de 'spot' qui serait fondamentale." Et ce matin elle revient tout juste du "Spetses mini Marathon",

Mais  alors, dis-nous Steph, où rêves-tu d'aller courir ? "C'est simple, en  général je fais en sorte que mes rêves deviennent réalité, et là je pars  courir sur la plage au Mexique dans un endroit sublime. Bon allez,  exceptionnellement je vous donne le nom de mon Hôtel, c'est Coqui-Coqui (ICI). Mais attention, j'y vais tranquillement avec mon amoureux ! Tu vois ce que je veux dire Poulette ?"